Poids volumétrique : la méthode pour réduire vos frais d’expédition e-commerce
Dans un entrepôt e-commerce, un carton un peu trop grand peut sembler anodin. Quelques centimètres de plus en hauteur, d'avantage de calage, une caisse standard utilisée pour simplifier la préparation… Pris séparément, ces choix ont peu d’impact.
Mais lorsqu’ils se répètent sur plusieurs milliers de commandes, ils peuvent finir par peser lourd sur la facture transport.
La raison tient en deux mots : poids volumétrique.
Pour établir le prix d’une expédition, de nombreux transporteurs ne regardent pas uniquement le poids réel du colis. Ils tiennent également compte l’espace qu’il occupe pendant son transport. Un colis très léger mais particulièrement volumineux peut ainsi être facturé comme s’il pesait beaucoup plus lourd.
Pour les e-commerçants, comprendre ce mécanisme permet d’identifier un levier d’économies souvent sous-estimé : mieux dimensionner ses emballages.
Poids volumétrique : pourquoi votre balance ne dit pas tout
Imaginons deux colis de 3 kg.
Le premier est compact et tient dans une petite caisse. Le second est placé dans un grand carton rempli en partie de vide et de matériaux de calage.
Sur une balance, les deux expéditions affichent quasiment le même poids. Dans un camion, un centre de tri ou un avion, elles n’occupent pourtant pas du tout la même place.
C’est précisément ce que cherche à traduire le poids volumétrique.
Les transporteurs comparent généralement :
- le poids réel du colis ;
- son poids volumétrique, calculé à partir de ses dimensions.
Selon leurs conditions tarifaires, la valeur la plus élevée peut ensuite servir de base à la facturation.
Pour un e-commerçant, cela signifie qu’un carton surdimensionné peut augmenter les frais de transport sans que le produit expédié ait pris un seul gramme.
Comment calculer le poids volumétrique d’un colis ?
Le principe de calcul est relativement simple.
Une formule couramment rencontrée est :
Poids volumétrique = longueur × largeur × hauteur / coefficient volumétrique
Les dimensions sont généralement exprimées en centimètres et le résultat en kilogrammes.
Avec un coefficient de 5 000, par exemple, un colis de 50 × 40 × 30 cm donne :
50 × 40 × 30 / 5 000 = 12 kg
Imaginons maintenant que le produit emballé ne pèse réellement que 2 kg.
Poids réel : 2 kg
Poids volumétrique : 12 kg
Selon le service de transport utilisé, la facturation peut alors être établie sur la valeur la plus élevée.
Autrement dit, l’entreprise peut avoir l’impression d’expédier 2 kg alors que son emballage génère une base de calcul correspondant à 12 kg.
Le coefficient n’est toutefois pas universel. Il peut varier selon le transporteur, le service, la destination ou les conditions négociées. Avant d’effectuer vos propres simulations, mieux vaut donc vous appuyer sur les règles prévues dans votre contrat transport.
Le véritable problème : transporter du vide
Dans de nombreuses activités e-commerce, la hausse du poids volumétrique ne vient pas du produit lui-même.
Elle vient de l’espace qui l’entoure.
Prenons une entreprise qui expédie un petit équipement de 25 × 18 × 10 cm. Pour rationaliser son stock d’emballages, elle utilise systématiquement une caisse de 50 × 40 × 30 cm.
Le produit est bien protégé, mais une grande partie de la boîte doit être comblée avec du papier, des coussins d’air ou un autre matériau de protection.
Cette configuration génère plusieurs coûts à la fois :
- un carton plus grand ;
- davantage de calage ;
- plus de volume à stocker ;
- plus de volume à transporter ;
- et potentiellement un poids volumétrique beaucoup plus élevé.
À ce stade, le sujet n’est donc plus seulement celui du prix du carton. Il concerne l’ensemble du coût logistique de la commande.
Pour aller plus loin, découvrez également nos conseils pour optimiser le remplissage de vos emballages et réduire le vide dans les colis.
Quelques centimètres en moins peuvent changer fortement le calcul
Reprenons le produit de 2 kg expédié dans notre carton de 50 × 40 × 30 cm.
Son poids volumétrique, avec un coefficient de 5 000, est de :
12 kg
Supposons maintenant qu’après analyse du conditionnement, l’entreprise parvienne à utiliser un carton de 35 × 25 × 15 cm.
Le calcul devient :
35 × 25 × 15 / 5 000 = 2,625 kg
Le produit est exactement le même. Son poids réel est toujours de 2 kg.
Mais la base volumétrique est passée de 12 kg à environ 2,6 kg.
C’est toute la particularité du poids volumétrique : une modification relativement simple de l’emballage peut produire un effet beaucoup plus important que ce que quelques centimètres semblent laisser penser.
Pour réduire le volume de vos expéditions, vous pouvez notamment comparer nos cartons d’expédition adaptés aux envois e-commerce.
Adapter ses formats de carton plutôt que standardiser à l’excès
Dans un entrepôt, limiter le nombre de références d’emballages est souvent tentant.
Moins de formats signifie moins de stock à gérer, une préparation plus simple et moins d’hésitation pour les opérateurs.
Cette standardisation a toutefois ses limites.
Si un grand carton devient la solution par défaut pour des produits très différents, il risque d’être systématiquement surdimensionné pour une partie des commandes.
L’objectif n’est donc pas nécessairement de multiplier les références. Il s’agit plutôt d’identifier quelques formats correspondant réellement aux typologies de commandes les plus fréquentes.
Une entreprise réalisant plusieurs milliers d’expéditions peut par exemple analyser ses 10 ou 20 configurations de commandes les plus courantes, puis vérifier si les cartons utilisés correspondent réellement aux volumes nécessaires.
La hauteur du colis, un levier souvent oublié
Lorsqu’on cherche à réduire la taille d’un emballage, on pense spontanément à sa longueur et à sa largeur.
Pourtant, la hauteur joue exactement le même rôle dans le calcul du volume.
Prenons un carton de 40 × 30 cm.
Avec une hauteur de 25 cm :
40 × 30 × 25 / 5 000 = 6 kg
Avec une hauteur de 15 cm :
40 × 30 × 15 / 5 000 = 3,6 kg
Seulement 10 cm de différence permettent ici de réduire le poids volumétrique de 40 %.
C’est précisément l’intérêt des solutions capables de s’adapter au contenu : cartons à plusieurs rainures, caisses à hauteur variable ou emballages permettant de réduire facilement le volume inutilisé.
Découvrez notamment nos cartons à hauteur variable pour mieux adapter le volume de vos colis au contenu réellement expédié.
Moins de vide signifie aussi moins de calage
Le choix du carton et celui du calage sont étroitement liés.
Lorsque l’emballage est trop grand, il faut compenser l’espace disponible pour éviter que le produit se déplace pendant le transport.
Cela entraîne une consommation supplémentaire de papier, de coussins d’air ou d’autres matériaux de protection.
À l’inverse, un emballage plus proche des dimensions du produit nécessite généralement moins de matière pour stabiliser la marchandise.
L’entreprise agit alors simultanément sur :
- le coût de l’emballage ;
- le coût du calage ;
- le volume du colis ;
- le poids volumétrique ;
- le temps consacré à certains gestes de préparation.
Le choix du bon matériau reste néanmoins essentiel. Une réduction du volume ne doit jamais se faire au détriment de la protection du produit.
Retrouvez nos solutions de calage et de protection des colis pour sécuriser vos expéditions tout en limitant le volume inutile.
Le plus petit carton n’est pas toujours le meilleur carton
Optimiser un colis ne consiste pas à supprimer chaque centimètre d’espace disponible.
Un produit fragile, lourd ou comportant des angles sensibles peut nécessiter une véritable zone de protection.
Un emballage trop compact peut alors entraîner de la casse, des réclamations ou des retours produits.
Et dans ce cas, les économies obtenues sur le transport sont rapidement annulées par :
- le remplacement de la marchandise ;
- une seconde expédition ;
- les coûts de traitement du SAV ;
- le temps consacré au dossier ;
- l’insatisfaction du client.
Le bon emballage est donc celui qui équilibre trois éléments :
protection du produit, volume maîtrisé et efficacité de préparation.
Commencer par les colis qui ont le plus fort potentiel d’économie
Pour optimiser le poids volumétrique, inutile de revoir immédiatement l’intégralité de votre catalogue.
Une approche plus efficace consiste à commencer par vos expéditions les plus fréquentes.
Sélectionnez par exemple les produits ou combinaisons de produits qui représentent la plus grande part de vos commandes.
Pour chaque configuration, relevez :
- le poids réel ;
- les dimensions du carton actuel ;
- le poids volumétrique ;
- la quantité approximative de vide ;
- le type et la quantité de calage utilisés ;
- le nombre annuel d’expéditions.
Vous pourrez ainsi repérer rapidement les colis présentant les écarts les plus importants entre poids réel et poids volumétrique.
Ce sont eux qui méritent d’être étudiés en priorité.
Comment estimer le potentiel d’économie ?
Prenons une entreprise qui expédie 10 000 colis par an dans un même format.
L’emballage actuel génère un poids volumétrique de 8 kg.
Après redimensionnement, il tombe à 5 kg.
L’écart est donc de :
3 kg de poids volumétrique par colis.
Sur 10 000 expéditions :
3 × 10 000 = 30 000 kg de poids volumétrique évités.
Cela ne signifie évidemment pas que le transporteur retranchera automatiquement l’équivalent de 30 tonnes de votre facture.
Le coût final dépend notamment :
- des tranches tarifaires ;
- des destinations ;
- des services utilisés ;
- des éventuels minimums de facturation ;
- des accords négociés avec votre prestataire.
Mais cette méthode permet d’identifier les emballages qui ont le plus fort potentiel avant même de commencer à négocier ou à modifier les références utilisées en entrepôt.
Faire du poids volumétrique un indicateur logistique
Le poids volumétrique ne devrait pas uniquement être découvert au moment de lire une facture transport.
Il peut devenir un véritable indicateur de performance de votre stratégie d’emballage.
Vous pouvez notamment suivre :
- le poids réel moyen des colis ;
- leur poids volumétrique moyen ;
- l’écart entre les deux ;
- le volume moyen expédié par commande ;
- le taux de remplissage des cartons ;
- la consommation de matériaux de calage ;
- le coût moyen de transport par commande.
Suivies dans le temps, ces données permettent d’identifier des dérives.
Un nouveau produit peut par exemple être intégré au catalogue avec un emballage peu adapté. Une nouvelle combinaison de références peut entraîner l’utilisation systématique d’un carton trop grand. Ou une gamme de caisses historiquement pertinente peut ne plus correspondre au profil actuel des commandes.
Le poids volumétrique devient alors un outil de pilotage, et non plus simplement une règle imposée par le transporteur.
Réduire ses frais d’expédition commence parfois par le carton
Lorsqu’une entreprise cherche à réduire ses frais de transport, le premier réflexe consiste souvent à renégocier les tarifs ou à mettre plusieurs transporteurs en concurrence.
Ces démarches sont évidemment importantes.
Mais il existe un autre levier, directement maîtrisable en interne : le volume des colis expédiés.
Un emballage mieux dimensionné peut limiter le poids volumétrique, réduire les besoins en calage et améliorer le taux de remplissage des expéditions.
Sur quelques colis, le gain semblera parfois minime.
Sur plusieurs milliers d’envois, quelques centimètres supprimés sur chaque boîte peuvent en revanche produire une différence significative.
Avant votre prochaine commande d’emballages, prenez donc quelques références parmi vos colis les plus expédiés, mesurez-les et comparez leur poids réel à leur poids volumétrique.
Vous pourriez découvrir que l’une de vos meilleures pistes d’économie se trouve tout simplement autour du produit.
Vous souhaitez réduire le volume de vos colis sans compromettre leur protection ? Découvrez nos solutions d’emballage pour l’e-commerce et sélectionnez les formats les plus adaptés à vos produits, à votre préparation de commandes et à vos contraintes de transport.
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